Le Retour...

Le Retour...
Bienvenue !

Tout d'abord je souhaite passer le bonjour à toutes mes fans, qui sont sans doute au rendez-vous sur cette nouvelle fic, toute fraîche, toute belle ! lol ^^

Voilà je trouve que c'est temps-ci j'ai gagné en maturité, et ma 1ère fiction manque de... d'originalité quoi !
J'ai eu une soudaine envie de créer une histoire différente des autres, moins banale, plus sensuelle et plus complexe, qui me permettrait de m'exprimer avec mes mots à moi, venant du plus profond de ma petite âme... (bon ok j'en fais trop là XD)

Donc au programme sur cette fic : amour bien sûr, coeurs brisés, passage -18 ans ^^... Comme d'hab' quoi !

Je ne présente pas mon personnage principal avant de débuter l'histoire, vous le découvrirez en même temps que moi !

<<< Les infos sont toujours inscrites dans la présentation de la fic à gauche.

Merci de ne pas m'enoyer de pubs pour que je lise vos fictions... Je ne lis que les fictions bien écrites en toutes lettres, et je les trouve moi même !


Ma 1ère Fic :

fi-ction-tokio-hotel


Ma 3e Fic :

fi-ction-tokio-hotel-3


Ma Fic Avec Carole :

CHooPiiNeTTe-TiiTiiNeTTe-FiiC


Bon allez, j'vous laisse découvrir...


SI T'AIME PAS => [X] <= SI T'AIME PAS

# Enviado el miércoles 30 de enero de 2008 11:03

Modificado el jueves 20 de marzo de 2008 13:47

Chapitre 1

Chapitre 1
Cette après-midi de début Novembre 2008 (petit avancement dans le temps ^^), Marjorie sortit de chez elle. Il était 16 heures et elle devait aller faire les courses. Elle mit un manteau chaud et sortit sous le vent glacial venant de l'océan Atlantique. Elle jeta un regard vers le bord de la falaise. Deux vieux arbres tenaient encore debout sous les bourrasques de vent, et au loin on voyait la mer, très agitée ce samedi. Marjorie lui tourna le dos, et partit chercher son vélo. Elle sortit de chez elle, roulant sur la petite route couverte de nids de poule qui permettait d'accéder au village.
Quand elle arriva devant son épicerie, elle vit plus loin un attroupement de jeunes. L'un d'eux se retourna vers elle. Casquette, baggy, il avait tout l'air d'un parfait macho. Marjorie déteste les garçons de ce style, elle les trouve ridicule, insolent, et peu respectueux des filles. Le mec s'approcha d'elle, suivit de sa bande de skateurs.

Le garçon : Bas alors Marjorie ! Toujours pas dépucelée ? Tu veux que Max te le fasse ?

La bande rigola, elle leur tourna le dos, ignorant leurs insultes et leur ricanements débiles. Puis elle rentra dans l'épicerie, fit ses achats, et repartit chez elle. Sur le chemin traversant les marais salant et menant chez elle, elle vit 200 mètres plus loin une grosse voiture noir arrêtée sur le bord de la route. Elle s'approcha d'eux, et s'arrêta à côté du véhicule. Un homme était au téléphone, et lui tournait le dos. Il avait de longs cheveux noirs aux mèches blondes que le vent faisait virevolter. Marjorie l'entendit parler.

« Ce n'est pas du français ça... »

L'homme : Scheisse !

Il raccrocha brutalement son téléphone, passa une main dans ses cheveux et se retourna. Il vit alors Marjorie, qui eut un mouvement de recul. Ses yeux étaient maquillés de noir, et son look était des plus marginaux. Il portait une veste en cuir noir, orange et rouge, ouverte sur un tee-shirt rouge avec marqué dessus « THE KING », un jean et des baskets. Son cou était orné d'un collier, dont le pendentif était une croix personnalisée.

« Quel frimeur celui là ! Et ses ongles peinturlurés en noirs ! Quelle mocheté ! »

L'homme s'approcha d'elle, et commença à parler dans un français, avec un fort accent germanique.

L'homme : Bonjour mademoiselle, je m'appelle Bill (on s'en fout XD) et nous sommes tombés en panne. Où pouvons nous trouver de l'essence pas loin ?

« Ah une panne... Bon ne fais pas ta timide et réponds lui ! »

Marjorie : Euh... Bonjour. Je n'habite pas loin, je dois sûrement avoir un bidon d'essence chez moi...

A ce moment, un autre homme sortit de la voiture. Celui-là était habillé normalement, il avait les cheveux blonds et courts, et avait l'air doux. Il échangea quelques mots avec le prétendu Bill et me regarda.

Bill : Le portable ne capte pas ici. Vous pouvez nous conduire chez vous ?

Marjorie hésitait.

« Si c'était des pédophiles qui veulent me violer ??? Non, ils n'ont pas l'air méchant, allez emmène les chez toi, donne leur leur essence et fais les repartir. »

Marjorie : Ou... Oui bien sûr. Mais... votre voiture ?

Bill se retourna vers son véhicule, et haussa les épaules.

Bill : On va la pousser, mais ça va pas être du gâteau... Chargez votre vélo dans le coffre, et vous allez nous conduire chez vous, ok ?

« Sa voix est douce, pas du tout pareil que cette bande de machos ! »

Marjorie : Ok ça marche.

Bill : Merci beaucoup mademoiselle ! TOM ! GEORG ! Let's go !

La fenêtre du conducteur s'ouvrit, laissant apparaître un visage d'homme, qui portait des dreads-locks blondes et de grosses lunettes de soleil.

Lui : Ok, je dirige.

L'homme blond au cheveux courts ouvrit le coffre, chargea mon vélo, et referma le coffre tandis qu'un autre homme sortait de la voiture. Il avait les cheveux assez longs et bruns, tous lisses.

Lui : P*t*in fais froid !

Bill : Tais toi Georg, et viens nous aider ! Et toi Tom, fais pas de conneries !

Tom : Ouais ouais...

« Donc je suppose que l'homme au volant s'appelle Tom, le brun Georg, le grand aux cheveux noirs Bill, et l'autre je ne sais pas encore... »

Les 3 garçons se placèrent pour pousser, je fis de même, mais une main se posa sur mon bras. Deux grands yeux marrons me fixaient intensément.

« Mon Dieu quel regard ! »

Bill : Vous n'allez pas pousser la voiture enfin ! Montez à l'avant avec Tom !

Marjorie : D'a... d'accord.

Bill se pencha à l'oreille de la jeune fille.

Bill : Il faut le guider avec des indications précises, son esprit de compréhension n'est pas très développé...

Marjorie rigola, Bill lui sourit. Elle monta donc à l'avant. Tous les sièges étaient en cuirs, c'était vraiment du luxe. Le conducteur tourna la tête vers elle, et Marjorie eut le temps de l'observer. Il portait un baggy, un tee-shirt XXL, un blouson de rapeurs et une casquette était posée sur ses genoux.

« Oh non ! Un skateur ! »

Tom : Installes toi ! Tu vas me guider jusqu'à chez toi. C'est encore loin ?

Marjorie : Non, environ 500 mètres. J'habite une maison sur la falaise.

Tom : Ok, je suis tes indications !

La voiture se mit à avancer, poussée par les trois garçons. Marjorie eut une pointe de culpabilité en les laissant pousser, mais elle n'était pas malheureuse d'être assise dans une Cadillac Eldorado non plus !
Une demie-heure plus tard, ils étaient enfin arrivé. Tom descendit le premier du véhicule, suivit de Marjorie. Elle partit voir les pousseurs.

Marjorie : Ca va ?

Bill : Un peu essoufflé, mais ça va ne vous inquiétez pas pour nous.

Bill lui fit un clin d'oeil, tandis que Georg déchargeait le vélo de Marjorie. Le jeune blond s'approcha d'elle.

Lui : Vous avez de l'essence alors ?

Marjorie : Oui, je vais la chercher !

Marjorie courut chez elle, et partit au garage. Elle fouilla pendant 5 minutes et dénicha enfin le précieux bidon, mais quand elle l'ouvrit... plus aucune goutte d'essence dedans. Elle revint à la voiture, bredouille. Les garçons discutaient entre eux.

Marjorie : Hem hem...

Ils se retournèrent tous en sursautant.

Bill : Vous nous avez fait peur !

Marjorie : Excusez moi, mais j'étais persuadée qu'il me restait de l'essence, mais non, rien. Je suis vraiment désolée !!!

Bill s'approcha d'elle.

Bill : Allons ne soyez pas gênée ! Vous avez bien le téléphone ?

Marjorie : J'ai juste assez pour m'acheter des vêtements et de la nourriture, je n'ai pas le téléphone. Désolé je suis nulle...

Bill : Enfin ne dites pas ça !

Marjorie : Je peux vous proposer le logis cette nuit, et demain nous irons au village. Il doit bien y avoir quelqu'un qui a un téléphone...

Tom : Volontiers ! J'ai faim !

Bill : Tom... Ne l'écoutez pas, c'est son ventre qui parle !

Marjorie rigola.

Bill : Au fait, comment vous appelez vous ?

Marjorie : Mon nom est Marjorie.

Bill : Très joli !

Marjorie rougit. Bill désigna Tom, Georg et le blond à tour de rôle et les présenta :

Bill : Voici Tom, Georg, et Gustav. Moi c'est Bill. Vous n'avez jamais entendu parler de nous ?

Marjorie : ...

Georg : On fait parti d'un groupe !

Marjorie : Lequel ?

Gustav : Tokio Hotel, ça ne vous dis rien ?

Marjorie : Pas du tout !

Bill : On te fera écouter !

Marjorie : Oui je veux bien. Bon il fait froid, rentrez !

Marjorie courut leur ouvrir la porte, et les garçons s'engouffrèrent dans la chaude petite maison de bord de mer.



1er chapitre... Vous trouvez ça comment ?

# Enviado el jueves 31 de enero de 2008 18:10

Modificado el martes 05 de febrero de 2008 16:18

Chapitre 2

Chapitre 2
Tout le monde était réuni autour de la petite table, un grand bol de chocolat chaud en main. Marjorie s'affairait dans tous les sens pour que tout soit présentable pour les garçons, Bill la suivait des yeux, une pointe d'amusement dans le coin de l'oeil, Tom buvait, ou plutôt engloutissait, son chocolat, Gustav, le nez en l'air, observait la pièce et Georg racontait une blague. Marjorie s'assit alors, l'air épuisé.

Marjorie : Je ne peux que vous préparer des pâtes. Ca vous va j'espère ?

Bill, Georg, Tom, Gustav : OUI !

Marjorie sourit.

Marjorie : Puisque ça plaît à tout le monde...

Elle se releva, partit fouiller dans les placards et commença à cuisiner. Tom leva enfin le nez de son bol et ses yeux firent rapidement le tour de la pièce.

Tom : J'espère que j'aurais le meilleur lit !

Bill lança un regard noir à son frère.

Bill : Ne faites pas attention à lui...

Marjorie : J'ai l'habitude vous savez !

Bill : Vous pouvez me tutoyer si vous voulez !

Marjorie : Si toi tu me tutoies aussi alors !

Bill rigola.

Bill : Ca marche !

Georg : Oui au fait on dort ou ?

Marjorie : Il y a mon lit pour une personne, j'ai un canapé dépliant et un autre lit une personne.

Tom : Je prends le...

Bill : Et toi ou vas-tu dormir ?

« Tiens c'est vrai ça je dors ou ? »

Marjorie : Eh ben... Je me trouverais bien un matelas quelque part !

Bill : Hors de question ! JE prends le matelas et TU gardes ton lit !

Marjorie se retourna vers lui, complètement étonnée.

Marjorie : Non Bill, je ne veux pas que tu dormes mal !

Bill : Ca ne me pose aucun problème !

Marjorie : Non !

Bill : Moi je refuse que quelqu'un prenne ton lit !

Marjorie : Bon d'accord ! Mais ne te plaint pas après !

Bill : Promis ! =)

Un quart d'heure plus tard, la nuit était tombée, et tout le monde mangeait ses spaghettis. Tom n'arrêtait pas de demander ketchup, gruyères, parmesan... ce qui énervait Bill.

Bill : P*t*in Tom mange et ferme la !

Tom : Mais si j'ai faim !

Bill : Tu exagères !! Marjorie nous accueille déjà chez elle, et toi tu la ramènes sans cesse !

Marjorie : Écoutez je...

Tom : Ca alors ! On a pu le droit de parler maintenant avec Monsieur Bill ?!?

Bill : Le MONSIEUR Bill demande au MONSIEUR Tom de se la FERMER une fois pour toute !

Marjorie regardait les deux garçons.

« Il faut que j'intervienne, ou ils vont s'entretuer ! »

Marjorie : Bill arr...

Tom : AH PARCE QUE MAINTENANT C'EST MONSIEUR BILL QUI COMMANDE TOUT ?!?

Bill passa sa main sur son visage et soupira. Tom leva les bras en signe de victoire.

Tom : Wee ! Un point pour Monsieur Tom !

C'en fut trop pour Bill qui se leva et quitta la table, jetant sa serviette sur la chaise. Il sortit de la maison et claqua la porte. Marjorie commença à se lever, mais elle fut retenu par un bras. Gustav la regardait.

Gustav : Laisse le se calmer seul.

Marjorie : Mais...

Devant le regard insistant de Gustav, Marjorie se tut. Le repas se finit dans le silence.

...

Marjorie : Venez je vais vous montrer ou vous allez dormir !

Marjorie avait préparé le salon de sorte à ce que les garçons dorment tous ensemble. Elle leur montra donc les lits. Bill n'avait toujours pas pointé son nez.. Marjorie se demandait où il était allé se cacher. Soudain, Tom sauta à plat ventre sur le canapé, déplié.

Tom : Moi je dors là !!! Comme Bill est parti dehors, j'ai le lit à deux places à moi tout seul !

Georg : Tom ! T'exagères !

Marjorie désigna une porte au fond du couloir.

Marjorie : La salle de bain est là-bas, les draps dans le placard sous la télé, je vous laisse vous installer.

Puis elle quitta la pièce.

« Où peut bien être Bill ? Peut être dans sa voiture ? »

Marjorie pris son manteau et sortit de la maison. Il faisait très froid. Elle se dirigea vers la voiture. C'était tout noir à l'intérieur. Elle toqua doucement au carreau. La lumière s'alluma alors, et Bill lui ouvrit la porte.

Marjorie : Tu ne veux pas rentrer ?

Bill : ...

Marjorie : Tu ne vas pas rester là cette nuit ! Il fait froid !

Bill : Je ne veux pas voir cet énergumène.

Marjorie : Tom ?

Bill : Oui, Tom, mon frère jumeau.

Marjorie : C'est ton frère ?!

Bill : Oui, et ce soir, malheureusement. Rentre dans la voiture si tu veux discuter.

Marjorie se glissa dans le véhicule et s'assit, frigorifiée. Bill la dévisageait, elle détourna les yeux des siens.

Bill : Tu as froid ?

Marjorie : Oui, mais ça va.

Bill : Ton manteau n'est pas très chaud. Prends ma veste.

Bill lui tendit sa veste en cuir.

Marjorie : Merci Bill.

Bill : Alors tu as quel âge toi ?

Marjorie : 16. J'aurais 17 le 15 Novembre.

Bill : Tu es toute jeune dis donc !

Marjorie : Pourquoi tu as quel âge toi ?

Bill : 19 depuis le 1er Septembre !

Marjorie : Effectivement !

Marjorie rougit.

Bill : Tu habites toute seule chez toi ?

Marjorie : Oui, mes parents ont été tué dans un accident de voiture il y a un an, et je refusais la famille d'accueil. On m'a laissé seule dans cette maison, mais toutes les semaines, une assistante sociale vient me voir.

Bill : Je suis désolé...

Marjorie : Ce n'est pas grave ! J'ai été habituée à vivre seule, je suis fille unique !

Bill : Ah d'accord...

Marjorie : Et toi comment tu as atterri ici ?

Bill : En fait, on est un groupe de rock, et on a une vie très chargée, on a fait une tournée en 2007 et en 2008 à travers toute l'Europe, et là on avait une semaine « off » donc on a voulu un peu voyagé tous les quatre, et on avait loué un hôtel dans le coin près de la mer, mais on est tombé en panne ici !

Marjorie : Demain on va chercher de l'essence au village et vous pourrez repartir.

Bill : C'est très gentil de nous aider !

Marjorie : C'est normal !

Bill sourit.

Marjorie : Maintenant s'il te plaît fais moi le plaisir de rentrer !

Bill : Bien madame !

Ils rigolèrent, et ils rentrèrent dans la maison.

« Finalement il me plaît bien ce ptit punk ! »



Alors ce 2e chapitre ?
Pour ma part je suis super inspirée !

# Enviado el miércoles 06 de febrero de 2008 13:31

Modificado el sábado 09 de febrero de 2008 06:50

Chapitre 3

Chapitre 3
Tout le monde était couché depuis plus d'une heure. Bill, lui, se tournait dans tous les sens sur son matelas. Peut-être était-ce parce qu'il n'avait pas l'habitude de dormir sur quelque chose de moins confortable que ses lits d'hôtels. Soudain, il se figea. Il venait d'entendre un bruit. Ce n'était pas le ronflement désagréable de Georg, ni le souffle calme de Tom, mais des sanglots. Bill tendit un peu plus l'oreille, et perçut que ça venait du fond du couloir.

« La chambre de Marjorie ! »

Il se leva alors, tremblant un peu parce qu'il avait froid, marcha le long du couloir noir, et frappa doucement à la porte. Des sanglots lui répondirent.

« Je rentre ? Je rentre pas ? »

Bill se décida quand même à rentrer. La pièce était sombre. Il se dirigea a taton vers le lit, posa sa main dessus, mais ne trouva personne.

« Je ne suis quand même pas fou, les bruits venaient bien de sa chambre ? »

Bill balaya la pièce du regard, et s'arrêta sur un pan de mur. Une silhouette, recroquevillée sur elle même, secouée par des sanglots, était prostrée par terre. Il courut vers elle, et posa une main sur une de ses épaules. Marjorie releva d'un coup la tête, ses yeux s'écarquillèrent de peur, et elle mis une main devant son visage.

Marjorie : Non... Laissez moi... Arrêtez...

Bill : Marjorie ! C'est moi, Bill !

Marjorie : Arrêtez... Qu'est-ce que je vous ai fait pour mériter ça...

Bill : Marjorie !

Marjorie : Partez... S'il vous plaît...

« Elle est en train de cauchemarder ! »

Bill prit Marjorie par les épaules, elle frémit à ce contact, mais se laissa faire.

« Elle est brûlante de fièvre ! »

En effet, Marjorie grelottait, pleurait, et son front ruisselait de sueur. Bill la prit dans ses bras, et la reposa délicatement sur son lit. Il remarqua alors qu'il était totalement défait. Il prit donc une couette qui trainait par terre, et recouvrit Marjorie qui s'était rendormie. Bill quitta la pièce sur la pointe des pieds, alla chercher son matelas et le traîna jusqu'à la chambre de Marjorie. Il le plaça au pied du lit, et se recoucha.

« Comme ça s'il y a encore un problème, je suis tout près d'elle. »

Puis il trouva enfin le sommeil.

...

Le lendemain matin, Gustav fut réveillé le premier par les rayons de soleil, à neuf heures. Il se leva, et commença à se diriger vers la salle de bain, mais il s'arrêta, étonné.

« Ou est Bill ? »

Il haussa les épaules et continua son chemin.
Quelques minutes plus tard, ce fut au tour de Bill de se réveiller. Quelque chose lui chatouillait le cou. Il se tortilla sous sa couette en grognant, se retrouva sur le dos et ouvrit les yeux.

« Je suis où ? »

Puis il se rappela qu'il avait changé de chambre. Il se tourna vers le lit, et vit Marjorie qui dormait à poing fermé, sur le ventre, la main qui pendait sur l'oreiller de Bill.

« Voilà ce qui m'a réveillé... »

Bill se redressa, mais se figea tout de suite. Marjorie venait de se retourner. Il l'observa. Elle avait un visage fin et pâle, ses épaules étaient recouvertes par une grande chevelure brune. Les yeux de Bill se posèrent sur sa poitrine.

« Eh ben pour sa ptite carrure, elle est plutôt bien équipée. Oh ! C'est moi qui vient de penser ça ? Je deviens comme Tom ! Il m'a empoisonné avec toutes ses nuits blanches lui ! »

Bill rougit. Marjorie était très mince, et il se demanda si elle se nourrissait correctement. Il eu soudain envie de la prendre dans ses bras. Elle avait l'air si fragile, elle donnait l'impression qu'on pouvait la casser d'un coup de bâton. Bill se pencha sur elle.

« Elle est vraiment mignonne ! »

Il caressa sa joue avec sa main, Marjorie émit un petit bruit et se retourna sur le ventre. Bill sourit. Il se leva, et partit dans le salon. Tom dormait encore, ainsi que Georg. Bill attrapa son tee-shirt et son jean et s'habilla rapidement. Puis il alla à la cuisine, où il trouva Gustav en train de préparer un grand petit déjeuner (hen l'expression « grand petit déjeuner » c'est réfléchi hein XD) pour tout le monde.

Gustav : Salut Bill. Tu as dormi où ?

Bill : Euh...

« Invente un mensonge Bill ! »

Bill : Dans la voiture ! Je trouvais que le matelas n'était pas assez confortable, je l'ai remis dans la chambre de Marjorie et je suis allé dormir dans la voiture.

Gustav : Hum... Ok. Tu m'aides ?

Bill : Bien sûr.

Ils se mirent donc à deux pour préparer le déjeuner.
Un quart d'heure plus tard, Marjorie se leva. Elle s'habilla rapidement, se coiffa et partit dans la cuisine où elle trouva tout le petit (grand XD bon j'm'éclipse ^^) déjeuner déjà préparé, et Bill et Gustav en train de manger. Quand il l'a vit, Bill rougit une fois de plus, mais personne ne remarqua rien.

Marjorie : Qui a préparé le petit-déjeuner ?

Gustav : Nous deux !

Marjorie : Merci beaucoup les garçons !

Marjorie s'assit et commença à manger.

Bill : Tu as bien dormi ?

Marjorie : Oui ça peut aller, comme d'habitude.

« Comme d'habitude... Ca veut dire qu'elle ne se rappelle de rien, et qu'elle fait ce cauchemar souvent... »

Marjorie : Mais Bill pourquoi j'ai trouvé ton matelas au pied de mon lit ?

Bill : Euh... je l'ai rangé pour libérer le salon.

Gustav se tourna vers Bill qui lui répondit d'un regard noir.

Marjorie : Très bien. Nous irons chercher de l'essence tout à l'heure.

Le coeur de Bill se serra. En à peine une journée il s'était attaché à cette petite Marjorie, si fragile physiquement que psychologiquement, et repartir ne lui disait rien de bon. Encore 5 jours de boîte de nuit avec Tom qui drague à longueur de temps, pourquoi pas rester avec Marjorie devant la mer, ça lui changerai de vacances... Il la regarda. Elle souriait à Gustav en trempant sa tartine de confiture dans son bol de chocolat.

« Quel sourire merveilleux ! Oulà Bill tu tombes amoureux ou quoi ?! »

A ce moment, Georg débarqua dans la cuisine, les cheveux en pétard.

Marjorie : Bonjour Georg, as-tu bien dormi toi ?

Georg : Très bien...

Georg prit place à table, et une discussion commença entre Gustav et lui, tandis que Bill dévorait Marjorie du regard. Soudain, celle-ci se retourna vers le salon.

Marjorie : Où est Tom ?

Bill : Sûrement au lit.

Gustav : Encore !

Bill : Hey oui...

Marjorie : Je vais aller le réveiller.

Marjorie se leva, et se dirigea vers Tom. Elle lui prit le bras et le secoua. Tom roula sur lui même et tomba par terre, juste aux pieds de Marjorie. Tout le monde rigola. Sauf Tom.

Tom : Ah ah ah trop drôle.

Il se leva d'un air rageur, et partit dans la salle de bain. Marjorie retourna s'asseoir.

Bill : Ne t'en fais pas pour lui, il a l'habitude...

Gustav se pencha à l'oreille de Marjorie.

Gustav : Surtout avec Georg.

Marjorie rigola, et tout le monde continua de déjeuner.



3e chapitre ! HAHAH Et vive le Lemon !!! XD

# Enviado el domingo 10 de febrero de 2008 17:16

Chapitre 4

Chapitre 4
Marjorie : Bill tu es prêt ?

Bill : Oui deux minutes !

Marjorie et Bill partaient chercher de l'essence dans le bourg pendant que les trois autres rangeaient les affaires qu'ils avaient déballés dans toute la maison.
Marjorie était prête, ses cheveux bruns attachés en chignon, habillée d'un long manteau noir, d'un jean et de converses rouges (très importantes les converses, si si ! ^^). Bill arriva enfin. Marjorie ouvrit grand les yeux. Il avait coiffé ses cheveux tel une crinière de lion, et tellement maquillé ses yeux que Marjorie le reconnaissait à peine. Il portait des baskets, un slim noir, et sa veste en cuir noir, rouge, et orange d'hier.

« Oh non ! Pourquoi il s'est habillé comme cela ? Comme s'il ne me rappelait déjà pas assez de souvenirs... »

Tom sortit de la cuisine, et attrapa le bras de son frère.

Tom : Bill ! Tu ne vas pas sortir comme cela !

Bill : Et pourquoi pas ? (XD Annaëlle je te l'avais promis cette phrase ^^)

Tom : Tout le monde va te reconnaître ! Tu as pensé aux groupies ?

Bill : Les groupies ? Ca m'étonnerait qu'il y en ai dans ce trou perdu !

Tom lança un regard suspect à son frère.

Tom : Fais attention quand même.

Bill : T'inquiète !

Bill sourit à Marjorie qui rougit. Puis ils sortirent, et prirent la direction du bourg à pied. Il faisait beau, malgré le fait qu'il avait plu toute la nuit.
Marjorie et Bill marchaient dans les marais salants, les mains dans les poches.

Bill : C'est loin ?

Marjorie : Un quart d'heure de marche.

Bill : Ca va.

Bill cherchait son regard, mais elle restait les yeux fixés sur ses chaussures.

« Il faut que je lui parle pour cette nuit. Peut-être ne sait-elle même pas qu'elle fait ces cauchemars, peut-être qu'elle sait que je suis venu près d'elle cette nuit, et c'est pour ça qu'elle a peur de croiser mon regard. Elle est intimidée. Je n'aurais peut-être pas dû... Bon tant pis je lui en parle. »

Bill : Euh Marjorie ?

Marjorie : Oui ?

Bill : Il faut que je te parle de... euh...

Marjorie releva enfin la tête. Ses yeux exprimaient une lueur de crainte. Bill fut déconcerté.

« Dois-je vraiment lui en parler ? Ca ne lui compliquerait que plus la vie après tout ! »

Bill : De... de l'essence !

Marjorie : ?

Bill : C'est moi qui paye !

Marjorie : Bas...

Bill : Si si j'insiste !

Marjorie : Très bien...

« Quel imbécile ! Lui parler de l'essence ! Franchement moi, n'importe quoi ! »

Soudain, Marjorie se figea.

Marjorie : Oh non...

Bill regardait autour de lui, cherchant le quelque chose qui avait fait que Marjorie s'arrête.

Bill : Qu'est-ce qu'il y a ?

Marjorie montra du doigt l'entrée du village, 500 mètres plus loin.

Marjorie : La route est inondée là-bas. Il a trop plu. Ca arrive de plus en plus souvent cette année.

Bill : On fait comment alors ?

Marjorie : Eh bien... Je crois bien qu'il va falloir attendre que l'eau se retire.

Bill se retint de sourire. Cela signifiait qu'ils allaient rester plus longtemps chez Marjorie, et il allait pouvoir lier plus connaissance avec elle.

Bill : Bon. On rentre alors ?

Marjorie : Oui.

Cinq minutes après ils étaient rentrés et trouvèrent Georg, Gustav, et Tom affalés sur le canapé, regardant les infos à la télévision.

Beaucoup de routes sont coupés suite aux fortes chutes d'eau durant la nuit. La tempête s'est déchaînée et a coupé plusieurs lignes électriques. Les seuls...

A ce moment, toutes les lumières s'éteignirent, et la télévision se coupa.

Marjorie : Et merde. On est coupé nous aussi.

Tom soupira, Bill enleva son manteau, et Gustav se leva.

Gustav : On a qu'à faire un jeu de l'oie !

Tout le monde le regarda, les yeux écarquillés.

Tom : T'es sûr que tu vas bien ?

Gustav : Enfin les mecs, c'est super intéressant comme jeu !

Bill : Ouais ouais on te croit Gus...

Marjorie enleva sa veste et s'assit sur une chaise.

Bill : La route est inondée, on n'a pas pu aller chercher de l'essence.

Marjorie : Vous voilà bloqués ici.

Georg : Super cool ! Bon on fait quoi, à part un jeu de l'oie ?

Tom : Un cap ou pas cap !

Gustav : Tu crois qu'on a encore l'âge de jouer à ça ?

Bill : On en a autant l'âge que pour le jeu de l'oie !

Gustav se tut, Bill se tourna vers Marjorie et lui sourit, mais celle-ci avait le regard pensif, perdu.

Tom : Nan sérieux les mecs on peut bien faire un cap ou pas cap ! On va bien s'amuser !

Bill : Ok, mais pas de trucs porno alors !

Tom : Ca te dit Marjo ?

Marjorie ne bougeait pas. Tom passa une main devant son visage.

Tom : Youhou ! (Clin d'oeil à la sadique ;D)

Marjorie : Hein quoi ? Tu m'as appelé Marjo ?!

Tom : A moins que tu préfères Marj' ?

Marjorie : Non ça va...

Tom : Bon tu veux jouer ?

Marjorie : Ouais si vous voulez...

Bill : HAKUNA MATATA !!!
(Eum désolé ai pas pu résister XD Oubliez cette phrase elle est pas dans l'histoire mdr)

Tom s'assit sur une chaise à la table de la cuisine.

Tom : Prenez place, amis !

Tout le monde s'assit autour de la table.

Tom : Je commence !

Tom observa chacun d'entre eux, le regard pervers, et pointa Georg du doigt.

Tom : Toi ! Cap ou pas cap de... de soulever la table ?!

Tout le monde pouffa de rire. Georg se leva, l'air décidé, empoigna la table, la souleva de dix petits centimètres de haut et se rassit.

Georg : Voilà ! A moi ! Marjorie...

Marjorie sursauta légèrement.

Marjorie : Ou... Oui ?

Georg : Tu vas... embrasser Tom ! Mais attention... sur la bouche !

Bill : Georg ! On avait dit pas de trucs porno !

Georg : CAP ou PAS CAP alors ?

Tom : Moi ça me dérange pas !

Tom se leva, et partit à côté de Marjorie. Bill la regardait. Elle se mordait nerveusement la lèvre inférieure en fixant ses doigts.

Georg : Dépêchez vous !

Bill : Marjorie ?

Marjorie se leva en tremblant, se tourna vers Tom. Celui-ci approcha son visage de celui de Marjorie, et ferma les yeux ; Marjorie regarda Bill du coin de l'oeil, l'air affolée. Au moment où leurs lèvres durent se toucher, elle se recula d'un coup, gifla Tom et partit en courant dans sa chambre. Aussitôt, Gustav et Bill se levèrent. Ils partirent tous les deux à la suite de Marjorie. Georg regardait Tom qui se frottait la joue.

Georg : Tu t'en ai jamais pris un râteau comme celui là, hein vieux ?

Tom : Eh ben p*t*in, elle a du répondant physique elle !

Georg éclata de rire quand il découvrit la joue écarlate de Tom. Il se rassit, tout en continuant de se masser.
De l'autre côté, Bill et Gustav frappèrent doucement à la porte de la chambre de Marjorie. Ils rentrèrent doucement, et la trouvèrent assise sur son lit, la tête sur ses genoux replié, secouée par des sanglots. Ils s'assirent sur le lit, Bill posa une main sur son épaule.

Bill : Excuse Georg, c'est plus fort que lui de demander des choses pareilles !

Marjorie : ...

Gustav : Marjorie... Pourquoi as-tu réagi de cette manière, Tom n'allait pas te manger ?

Marjorie fut secouée d'un nouveau sanglot, ce qui rappela à Bill son épisode de cette nuit.

« Peut-être que son refus d'embrasser Tom a un rapport avec ses cauchemars ? »

Bill : Tu ne veux plus nous parler ?

Marjorie releva la tête. Son visage pâle ruisselait de larmes, et ses yeux grands yeux bleus clairs avait un aspect effrayé.

Marjorie : Vous ne pouvez pas... comprendre.

Gustav : Explique nous !

Marjorie : ...

Bill : Tu veux qu'on te laisse ?

Marjorie : ...

Bill : Bon on y va alors.

Gustav : Je vais préparer le déjeuner moi.

Les garçons se levèrent, mais Marjorie rattrapa Gustav par le tee-shirt.

Marjorie : Non ! Restez !

Ils se rassirent.

Marjorie : Je ne veux plus rester seule.

Bill : Tu veux... que je dorme à côté de toi cette nuit ?

Marjorie : Si ça ne te dérange pas, oui, je préfère.

Bill : Ca ne me dérange pas du tout.

Marjorie : Merci Bill.

Gustav : Tu veux que je t'apporte quelque chose ?

Marjorie : Non ça va aller. Merci Gustav.

Gustav : Bon je vais préparer le repas alors.

Gustav se leva et sortit de la chambre. Bill regarda Marjorie.

Bill : Il y a un problème ?

Marjorie : Non... Enfin... Non.

Bill : Tu es sûr ? Je suis là, tu peux m'en parler si tu veux !

Marjorie : Merci d'être là pour moi, mais ça va. Oui... Ca va très bien...

Marjorie souffla.

Marjorie : Je veux me reposer.

Elle s'allongea, posa doucement sa tête sur l'oreiller, et ferma les yeux. Bill retira une de ses mèches de cheveux bruns qui tombait devant son visage, se leva, et quitta la pièce.



Je suis de retour !!! Avec pleins de chapitres écrits pour vous ! J'attend juste vos commz !!!
5 comms !
Bisous !!!

# Enviado el viernes 22 de febrero de 2008 09:56